Comment Reconnaitre Le Burnout ?

Comment Reconnaitre Le Burnout ?

Il est difficile de reconnaître les signes du burnout car nous endurons chaque jour un stress de plus en plus présent et lorsqu’il devient chronique nous avons perdu depuis longtemps nos réflexes de survie. Nous accédons au burnout doucement sans nous en rendre compte.

Pour pouvoir reconnaître le burnout, il faut comprendre qu’il est à la fois un phénomène d’usure et d’épuisement total.

Dès l’instant ou le sentiment d’inconfort lié au stress nous paraît normal nous pouvons considérer que nous sommes en burnout.  

Le burnout n’arrive pas soudainement

C’est un phénomène d’usure, dû au stress chronique et peu importe quelles en sont les causes :

Charge émotionnelle, sentiment d’insécurité, charge de travail, perte de sens, deuil, tensions relationnelles, sentiment d’isolement etc.. Cette manifestation est longue et évolutive.

Bien souvent, les personnes en burnout ainsi que leur entourage ont l’impression que l’épuisement est arrivé sans les alerter. C’est totalement faux ! C’est au début du burnout qu’on entrevoit le mieux les signes. Cependant, dans nos modes de vie excitées, nous sommes tellement déconnectés de nos ressentis que les premiers symptômes du burnout nous paraissent insignifiants. Nous pensons qu’ils sont acceptables et temporaires, nous résistons et nous installons dans le processus du burnout.

Le burnout est un déséquilibre entre la dépense d’énergie et celle qu’on récupère

Le burnout peut apparaître hors du contexte professionnel, c’est le cas pour des élèves des parents au foyer, des sportifs de haut niveau, déchaumeurs etc…

le burnout est causé par le stress peu importe d’où il vient.

Le burnout est un déséquilibre entre la dépense d’énergie et celle qu’on récupère. Dès les premiers symptômes du burnout nous ressentons une fatigue croissante ainsi que des tensions, cela se manifeste parfois par une hyperactivité et un sur-engagement au travail. Nous devenons de moins en moins efficaces et du coup nous compensons : plus d’heures, plus d’inquiétude et moins de sommeil.

En contrepartie, nous n’avons plus envie de faire quoi que ce soit dans notre vie familiale et sociale, nous ruminons nos problèmes qui envahissent notre vie privée. Nous devenons sérieux, nous n’avons plus envie de nous amuser ou de voir nos amis. Quelquefois notre entourage s’en rend compte et nous le reproche ce qui nous rajoute des tensions. C’est pourquoi certains disent que le Burnout survient quand les soucis professionnels et les problèmes personnels se sont accumulés. Ils n’ont pas tort dans la mesure ou le surplus de tension va accélérer le processus. Mais en réalité le burnout était déjà installé depuis longtemps, Cela fait des semaines voire des mois que nous sommes de plus en plus irritables, susceptibles et angoissés et que nous agissons de manière inhabituelle.

Nous nous habituons au stress permanent et notre corps s’accoutume à la souffrance, on ne la ressent plus. Nous sommes dans un déni total, quand nous ne pouvons plus cacher nos défaillances nous avons tendance à dire « c’est passager, ça va déjà mieux, je vais me reposer ce week-end… »

Ce sont souvent nos proches qui sonnent l’alerte. Pour cela, ils doivent savoir reconnaître les symptômes inquiétants et surtout se faire entendre. Si nous ne faisons rien pour stopper le processus du burnout, notre système de défense s’épuise et se dérègle. Nous entrons alors dans une anxiété permanente.

Quelles sont les personnes à risques ?

Ce ne sont certainement pas les plus faibles mais bien au contraire celles qui sont engagées motivées et capables de porter une lourde charge de travail. Ce sont des personnes sur lesquelles on peut compter, souvent perfectionnistes et davantage à l’écoute du besoin des autres que de leurs propres besoins ces personnes sont très appréciées car elles sont toujours disponibles et peu absentes à leur travail.

Au début notre corps a suffisamment d’énergie, nous vivons, nous travaillons et nous la consommons. Nous l’offrons aux autres et nous pensons aux autres avant de penser à nous. L’entourage profite donc de nos ressources et nous le soutenons en compensant ses manquements, nous leur offrons notre énergie sans compter.

Évidemment notre énergie baisse, nous le constatons mais pressé, stressé, fatigué, nous avons plus urgent à faire et de moins en moins le courage de nous mobiliser même pour se faire du bien.

Tentative de reprendre les choses en main

Quelquefois nous essayons de prendre les choses en main on va essayer de se ressourcer, mais en parallèle on continue de travailler à la même fréquence. Nous allons nous offrir 1h de sport régulière, une soirée entre amis, nous cherchons à compenser d’une manière ou d’une autre.

Malheureusement comme nous n’avons pas stocké d’énergie les bénéfices sont éphémères. Il ne suffit pas de s’autoriser des loisirs le temps d’un week-end ou d’une soirée pour compenser les frustrations et les dépenses d’énergie quotidiennes, même si on le fait régulièrement. Par conséquent dès qu’on en dépense un peu, on se sent faible. Or nous continuons de satisfaire les besoins des autres avant les nôtres parce que l’on pense qu’on n’a pas le choix. Peut-être aussi parce qu’on aime ça, on aime se rendre utile. On se contente des mercis et d’éventuels sourires.

Alors vient la casse !

Tout s’arrête, nous n’avons plus rien à offrir, plus rien à donner. Tout est hors service, plus d’énergie de force, le physique, le mental, l’émotionnel, tout est stoppé ! Les proches le constatent et le regrette, mais pas autant que celui qui est en burnout.

Nos proches vont nous conseiller de nous ressourcer et de faire des choses qui nous font plaisir. Mais quand on en est là, ce n’est plus possible ! nous n’avons envie de rien, nous sommes vidés de toute énergie, plus la moindre force pour faire quoi que ce soit. Paradoxalement lorsqu’on essaie de se faire du bien on sent que ça sonne creux au fond de soi. Se ressourcer devient violent, et notre état ne s’améliore pas.

Alors que pouvons-nous faire ?

En premier lieu s’arrêter et cette fois pour de bon, et longtemps. Accepter la situation et l’imposer à ceux qui la refusent. Nous n’avons pas d’autre choix, seul ce long temps de pose va permettre à notre organisme de récupérer doucement et aux connexions neuronales de se rétablir.

Dès que cela sera possible il est important de se ressourcer à faibles doses et de manière continue pour reprendre des forces sans les gaspiller. Nous devons être patient et prendre soin de nous avant tout et garder confiance. Nous devons prendre conscience de tous les dégâts que le burnout nous a causé, Et que nous ne pouvons pas les réparer en quelques jours, le court-circuit neuronal provoque de profonds dégâts qui imposent une patiente convalescence.

N’oublions pas la raison d’être du burnout qui est de nous faire évoluer et changer. Plus nous résistons, plus le burnout se renforce. S’il est crucial de savoir repérer et éteindre les incendies, il est plus efficace et économique de les éviter et d’agir en prévention.

Vous faire accompagner par un sophrologue

La sophrologie vous permet à l’aide des exercices de relaxation dynamique, de respiration et de visualisation de retrouver un esprit plus serein, une respiration plus ample et un corps plus détendu. 

Vous apprenez à dire stop !

Accompagné d’un sophrologue, au fil des séances, vous allez pouvoir vous mettre dans un état de détente de plus en plus facilement, d’être à l’écoute de vos sensations et ressentis afin de recueillir le maximum d’informations sur votre état de stress et d’épuisement, d’en prendre conscience et d’ajuster progressivement vos habitudes. Le but est d’apprendre à savoir dire stop, à récupérer dès le début et non quand vous n’en pouvez plus. La sophrologie vous aide à prendre du temps pour vous par exemple en pratiquant les exercices appris en séance pour créer une nouvelle routine salvatrice.

Marie Hernandez

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